Le Lieu

L’histoire du Fourneau

Les ouvriers, noircis par les fumées, gagnent au passage un surnom resté dans la mémoire locale : les « cu noi » – les culs noirs.

Dès le XVe siècle

Haut fourneau et forges tournent à Moloy. La force de l’Ignon actionne les soufflets et les marteaux. Le minerai de fer, extrait des collines alentour et lavé dans les 8 fossés du site, alimente un feu qui ne s’éteint jamais.

1759

L’usine est à louer

Il faut 36 heures pour chauffer le fourneau. Le minerai fond, coule, devient gueuse. De ces barres de fonte on tire ensuite casseroles, plaques de cheminée, outils.

1815

Amboise Thoureau reprend le fourneau

et sa famille donne son nom au fourneau, officiellement recensé en 1810.

Milieu du XIX ème siècle

Une machine à vapeur est installée pour relancer la production.

1876

Le fourneau s’éteint

Le plan de relancement n’a pas marché. Sa dernière production connue : des baïonnettes.

1970

Un Américain propose de le racheter pour le démonter et le reconstruire outre-Atlantique.

Heureusement, il n’a pas pu l’obtenir..

2020

Les travaux commencent

D’abord pensé pour transformé le lieux en micro-brasserie nous avons finalement décidé de la transformée en salle de reception.

Le domaine en un coup d’oeil

Deux sites deux ambiances

Préférez les roulottes pour être au coeur de la fête, les chalets pour leurs bains nordiques ou bien le site de l’Eglise pour son côté calme et intimiste.

Avant/Après

La vallée de la Tille et de l’Ignon

L’Ignon prend sa source sur le plateau de Langres, à quelques kilomètres de celle de la Seine. Il traverse 44 km de forêts et de prairies avant de rejoindre la Tille. À Moloy, il longe le village, passe sous le fourneau, alimente les jardins. On l’entend depuis certains hébergements.

Le bassin versant de l’Ignon est composé à près de 60% de forêts et milieux semi-naturels. Autour de Moloy, ça se voit, la forêt domaniale est immense, les routes sont encaissées entre les arbres, les combes sont fraîches même en été.

Le site forestier de Moloy fait partie des quatre sites intégrés au réseau européen Natura 2000 dans le Pays Seine-et-Tilles, aux côtés du Val Suzon et des sources de l’Ignon. C’est une reconnaissance concrète de la qualité des écosystèmes ici. Dans la forêt domaniale juste au-dessus du village, on trouve l’une des plus importantes populations françaises de Sabot de Vénus, la plus grande orchidée d’Europe occidentale, qui pousse dans les fonds de vallée.

Le village lui-même est là depuis le IXe siècle. Possession de l’Abbaye de Flavigny jusqu’au Xe siècle, Moloy devient ensuite celle de Saint-Bénigne puis de Saint-Seine en 1188. Les pierres sont restées. Des maisons du XVIe siècle longent les ruelles, dont deux maisons dites « châtillonnaises » avec leur tour carrée et leur escalier extérieur. L’église Saint-Jean-Baptiste trône sur la place depuis le XIIIe siècle, ses peintures murales du XVIe sont classées, sa restauration est en cours.